On parle souvent de lumière divine comme d’une réalité première, évidente et immédiate. Pourtant, toute lumière suppose une source, un principe plus profond dont elle procède. La lumière n’est jamais autonome : elle est toujours le résultat d’un processus.
En réalité, la lumière divine est l’effet visible d’une énergie divine plus fondamentale. Cette énergie n’est pas abstraite ni symbolique ; elle est une substance intérieure qui se raffine progressivement. Plus cette énergie est fine, plus la lumière qu’elle produit est subtile, exigeante et structurante.
Cette énergie est principalement contenue par l’âme, qui en constitue le réceptacle naturel. L’esprit, quant à lui, n’en est pas la source, mais l’organe de transformation : c’est par son activité exploratoire que l’énergie divine devient lumière de discernement, de nuance et de clarté.
Toute élévation de lumière implique donc une maturation intérieure préalable. Là où cette maturation fait défaut, la lumière se fragmente, se déforme ou devient instable. Comprendre cette distinction permet de relire autrement les expériences spirituelles, leurs écarts et leurs limites.

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